Aéroport International de Cayenne - Félix Éboué Ex-Cayenne Rochambeau - CAYUn coup de coeur pour cet aérogare qui aura accompagné une partie de mon enfance, j'y ai vu le Concorde en 1973 si j'ai bonne memoire, avec André Turcat en haut de la passerelle (cf preuve sur un film Super-8 de mon père) en combi rouge et l'arrivée du premier 747 d'AF un an plus tard en directe live a la TV Guyanaise. C'était l'époque héroique de la fusée Diamant et des anciens bagnards encore vaillants que l'ont croisait dans les rues de Cayenne.
L'aéroport international de Cayenne - Félix Eboué est un aéroport situé dans le département français de la Guyane. Il est d'une capacité de 600 000 passagers par an. Il est situé sur le territoire de la ville de Matoury à 13,5 km au Sud-Ouest de Cayenne. Il possède une piste et s'étend sur 1300 hectares.
À quelques encablures de cet aéroport, on peut trouver l’ancien aérodrome du Galion (impossible a trouver sur google earth, suis preneur des coordonnées a qui les trouve), utilisé en 1943 puis rapidement abandonné lors de l’utilisation du nouvel aéroport. Dans ces années-là , la Guyane était reliée à l’extérieur par l’hydravion sur le plan aérien et par la Compagnie Générale Transatlantique sur le plan maritime.



Et pour ceux qui on un peu de courage (un grand merci a la grande famille des wiki et consorts):
Le 16 avril 1941, le gouverneur Chott a obtenu, après mains subterfuges, du haut-commissaire de l’État français, l’amiral Robert, l’autorisation de construire un aéroport en Guyane afin d’établir un trafic commercial avec les États-Unis.
Les Américains ne pouvant construire, en tant que citoyens d’un État étranger, un aéroport dans la colonie française, ils ont utilisé un artifice juridico-politique avec la complicité du gouverneur Chott, qui consistait à créer une société en commandite simple entre M. Alexandre Quintrie-Lamothe, Julien sainte-Claire et Paul Rambaud. Cette société a choisi le terrain du Galion et a signé le contrat d’exploitation le 20 avril 1942 avec le gouverneur de la Guyane. Or l’entrée en guerre des Etats-Unis et l’extension généralisée du conflit ont obligé les Américainis à redéfinir une nouvelle stratégie dans la Caraïbe, notamment en transformant les aéroports commerciaux à des fins militaires, afin d’accueillir les bombardiers lourds, qui devaient se rendre en Europe en passant par l’Afrique. Le petit aérodrome du Gallion ne pouvait se prêter à un tel usage, or les rapports diplomatiques entre la France de Vichy et les Etats-Unis étaient des plus mauvais.
La nécessité de transformer l’aéroport du Gallion, afin de l’intégrer dans la sratégie du pont aérien à destination de l’Afrique, a poussé les Américains, dont le consul des États-Unis établi en Guyane, à favoriser le mouvement de dissidence contre le gouvernement de Vichy. Le ralliement de la Guyane à la France libre, en mars 1943, a permis aux Américains d’obtenir l’accord du gouvernement pour la construction d’un aérodrome militaire.
Le terrain du Gallion ne pouvant, en raison de la topographie, accueillir des bombardiers, les Américains ont choisi un nouveau site, situé au PK 17 de la route de Matoury. Les travaux, commencés en mars-vril 1943, ont pris fin en décembre de la même année, devant une population à la fois sidérée et admirative. Sidérée face au déploiement du matériel technique et admirative face à la rapidité de l’entreprise. Le nouveau site a été baptisé aérodrome de Rochambeau.
Le nom de Rochambeau crée polémique en raison de la mauvaise réputation du fils du dédicataire de l'aéroport, Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau, qui pendant l'expédition de Saint-Domingue avait durement réprimé l'insurrection haïtienne. La députée de Guyane Christiane Taubira demande un changement de nom en 1999. Après la proposition de Cépérou (chef amérindien du XVIIe siècle), c'est finalement en 2012 que le nom de Félix Éboué qui est retenu et le changement devient officiel en janvier 2012. Le code IATA de l'aéroport reste CAY.Par décret, signé le 4 janvier 2012, l’Aéroport de Guyane devient Aéroport Cayenne-Félix ÉBOUÉ . La cérémonie de changement de nom s'est tenue le samedi 21 janvier, en présence de M. Nicolas Sarkozy, le Président de la République française.
Qui est
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau ?

Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1er juillet 1725 à Vendôme - 10 mai 1807 à Thoré-la-Rochette), est un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles. Il s’illustre à la tête du corps expéditionnaire français lors de la guerre d’indépendance des États-Unis (1775-1782). Il termine sa carrière militaire avec le grade de maréchal de France. Fils de Joseph Charles de Vimeur de Rochambeau et de Marie-Claire Thérèse Bégon, il est à l’origine destiné à l’Église et est élevé au collège des Oratoriens de Vendôme puis par les jésuites à l’université de Blois. Mais, après la mort de son frère plus âgé, il est présenté en 1742 au régiment de cavalerie, et il sert en Bohême, en Bavière et sur le Rhin.
Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau est devenu aide de camp de Louis-Philippe d’Orléans, et est bientôt cité dans l’armée pour sa bravoure et son habileté dans les manoeuvres. Nommé colonel en 1747, il se distingue au siège de Maastricht en 1748, et devient
le gouverneur de Vendôme en 1749. Après s’être distingué en 1756 lors de l’expédition de Minorque, en particulier lors du siège de Mahón, il est nommé général de brigade dans l’infanterie et colonel du régiment d’Auvergne (renommé 17e régiment d’infanterie de ligne. En 1758 il combat en Allemagne, notamment à Krefeld, et reçoit plusieurs blessures à la bataille de Clostercamp (1760), pour le succès de laquelle son action a été décisive. Il est nommé maréchal de camp en 1761 et inspecteur de la cavalerie. Il est alors fréquemment consulté par les ministres pour des points techniques.
En 1780 il est envoyé, avec le rang de lieutenant général, à la tête de 6 000 hommes
des troupes françaises pour aider les colons américains, dirigés par George Washington,
contre les troupes britanniques. C’est en hommage à sa participation à leur guerre d’indépendance contre les Anglais que les Américains, en 1943, ont proposé à la France de donner son nom à l’aéroport de Guyane.
Qui est
Félix Éboué ?

Dans les périodes sombres, des hommes parfois se lèvent pour éclairer le chemin.
Les valeurs de ces porteurs de loupiotes sont la justice, la vérité, la raison, le courage, et leur parole hante la mémoire des peuples.
Il en est ainsi de Félix Éboué. Il pense, avec Péguy, que « la vérité ne s’accommode point de l’ombre ni du flou ; qu’elle est une pierre dure, aux arêtes vives, tranchantes, dont le climat est la lumière ».
Félix Félix Éboué est né le 27 décembre 1884 à Cayenne, dans une famille modeste d’orpailleurs, dont il est le deuxième des cinq enfants.
En Afrique Equatoriale Française, où il est nommé Gouverneur général, Félix ÉBOUÉ fait des recherches ethnologiques sur les origines des Bandas, des Mandjas et des Sanghos. Il publie en 1935, sous la forme de cahiers et par le truchement de la société d’Ethnologie de Bruxelles, Le langage tambouriné et sifflé, une étude musicale. Il lutte, avec René Maran, pour une société coloniale égalitaire et plus juste.
Sa pensée, proprement avant-gardiste, consiste à faire de l’indigène un citoyen africain à égalité de droits avec le citoyen français, et à respecter le pays d’origine et ses coutumes. La coutume est le fondement de la société africaine, et il faut éduquer les enfants des chefs de tribus afin de garder une cohérence sociale et d’en conserver les traditions, puis,dans un deuxième temps, scolariser les
enfants des tribus dans l’objectif de formerune élite africaine à même de mettre sur pied une véritable autogestion.
Dès le début de la fin de la guerre, Félix Éboué s’emploie à préparer l’émancipation de l’Afrique.
Cette conviction, il la développera dans un texte fondateur : La nouvelle politique pour l’AEF.
La responsabilité des Africains, écrit Félix éboué, doit être peu à peu élevée afin qu’ils participent à la gestion des affaires de leur propre pays.