Niger : Aéroport International Diori Hamani de Niamey
Diori Hamani (1916-1989), de l'ethnie Djerma était l'une des figures nigériennes à l'indépendance du pays. Il fut le premier président de la République, et l'un des artisans de la création de la Francophonie dont l'ACCT (Agence pour la coopération culturelle et technique ; aujourd'hui OIF, Organisation internationale de la Francophonie). Son régime a été renversé par le coup d'État du lieutenant-colonel Seyni Kountché le 15 avril 1974 dont la tragédie lui a coûté la personne la plus chère de sa vie : sa femme Aïchatou Diori.
Né le 6 juin 1916 à Soudouré (un village à 12 km de la ville de Niamey), il est le fils d'un fonctionnaire de santé publique dans l'administration coloniale française. Après ses études de formation de professeur à l'École normale William Ponty (École normale fédérale de l'AOF), à Dakar (Sénégal), il a travaillé en tant que professeur dans les écoles régionales de son pays 1936-1938, puis fut instructeur de langue Zarma et Haoussa à l'Institut des études d'Outre-mer à Paris.
Il a gagné le respect de l'Afrique pour son rôle en tant que porte-parole des affaires africaines et arbitre populaire dans les conflits impliquant d'autre nations africaines. Cependant son administration est entachée d'une forte corruption. Une famine catastrophique répandue dans tout le pays a été causée par la dégradation du Sahel au début des années 70. Les désordres civils ont suivi des allégations à propos de détournements des stocks d'aide alimentaire par quelques ministres. En outre, le gouvernement ne pouvait pas appliquer les réformes nécessaires à l'allégement de la famine répandue. Diori a été - sans doute - victime de la trop grande importance qu'il attachait aux questions internationales qui devaient détourner son attention des questions intérieures immédiates. C'est ce qui a probablement contribué aussi à inciter les militaires à faire chuter son gouvernement.
Le 15 avril 1974, un coup d'État réussit contre le gouvernement de Diori, mené par le lieutenant-colonel Seyni Kountché, alors chef d'état-major. Diori fut emprisonné 6 ans à Zinder, puis maintenu en résidence surveillée à Niamey 1980-1987.
Libéré en 1987 par le successeur de Kountché, Ali Saïbou, peu après son accession au pouvoir, Diori a quitté son pays pour le Maroc, où il est mort le 23 avril 1989 à Rabat.
(Source : Wikipedia).
Pour situer l'aéroport, suivez le lien :
http://fr.allmetsat.com/aeroports/europe.php?icao=DRRN