PtiPax a écrit:
Captain a écrit:
les situations stressantes comme celle ci doivent se produire pour certains une fois dans leur carrière, pour d'autres peut être 2 et pour une majorité jamais.
Bonjour,
D'abords, merci à vous pour vos réponses. Ensuite, je souhaiterais préciser à "Captain" que le simple fait qu'une situation de stress "comme celle-ci" puisse potentiellement se présenter une fois ou deux, un jour, tout au long de leur carrière (ou pas) suffit pour former les pilotes à les rencontrer (ou pas).
Je suis d'accord qu'on nous rebats trop les oreilles avec ce sacro saint principe de précaution, mais il est des cas de figure où il s'avère nécessaire. En l'occurrence, comme l'a dit "PaxMDT", lorsqu'on a la vie de centaines de personne entre ses mains, on devrait considérer que ce principe n'est pas contournable.
Tout n'est qu'une question de seuil de tolérance au risque, du prix qu'est prête à mettre la société pour régler ce seuil et le résultat qu'elle en attend. Si elle estime qu'un ou deux accident tel que celui ci sont "supportables" financièrement, humainement,....tout les 50 ans, elle fait en sorte que ce taux ne soit pas dépassé et réglera les "curseurs" pour cela....Ce qui n'est pas acceptable individuellement est ainsi acceptable collectivement.
Idem pour les marées noires, c'est insupportable, mais il semble que le seuil d'une tous les 10 ans soit un seuil jugé acceptable, bien évidement pas au niveau individuel, mais au niveau collectif et que les "investissements" humains, financiers, économiques... faits a ce sujet soient en adéquation avec ce seuil.
Et comme l'a dit plus haut un intervenant, préparer les pilotes pour un événement qui n'arrivera qu'à un seul d'entre eux dans leur carrière représenterait un tel coup d'investissement que le prix des billets en résultant suffirait à dissuader les passagers à monter dans l'avion.
Le risque Zéro n'existe pas, ce qui ne dédouane pas les compagnies de faire le maximum "raisonnable" pour s'en approcher.
De même lorsqu'un constructeur fabrique un avion, il double ou triple tous les circuits pour répondre à une exigence d'occurrence de panne très très faible, ce qui ne l'empêchera pas d'arriver peut être une fois malgré tout, provoquant une catastrophe. Ce n'est pas pour autant qu'on va construire des avions avec 50 circuits hydrauliques, 50 générateurs...etc.., car dans ce cas on va vers l'effet inverse, la complexité des systèmes augmentant le risque de panne.
Bref, En aviation la loi de Murphy se vérifie toujours.