beotien a écrit:
Pendant les 10 premières secondes il n'y a quasiment aucune action à piquer (à tout casser 3 secondes et de très faible amplitude)
A priori compte tenu de l'action à cabrer quasi immédiate après désactivation PA et ATHR et la prise d'assiette induite, le passage en CLB n'ayant pas encore produit ses effets l'avion perd de la vitesse et de l'altitude. Ceci est certainement accentué par le roulis et les corrections importantes appliquées.
Avec la poussée le taux de montée augmente. Et le PHR doit dérouler en fonction de la commande majoritairement à cabrer ce qui augmente encore l'incidence et la vitesse verticale.
Jusqu'à 02 10"27 (page 32) où le pilote commence à appliquer une commande plus franche à piquer pendant 10" et où l'assiette diminue logiquement ainsi que la vitesse verticale.
Mais il ne maintient pas assez longtemps sa commande pour éviter le décrochage, il aurait fallu au moins 20" à 25" si on tient compte de la réduction d'assiette en 10", pour revenir en assiette négative
J’ai extrait l’image du graphique de la page 31, modifiée le format, grossit à 200% et tracé, abscisses et ordonnées, ce qui permet de mieux affiner les mesures autant que faire se peut.
Il est évidemment que ce n’est pas l’idéal et que l’on s’appuie là , sur quelque chose de moyen en matière de précision lorsqu’il s’agit de comparer des valeurs au même moment !
D’ailleurs, je trouve que cela manque de repères linéaires en général.
Pendant les dix premières secondes, donc de 02 :10 :05 à 02 :10 :15 la cohérence du gain d’altitude et du taux me semble
sujette à interprétation, sans compter le palier assez étrange à 02 :10 :13 ?
A 02 :10 :11 on est encore à 34 800 ft alors que le taux de montée indique presque 1000 ft minute.
Ensuite on a une
stagnation d’altitude et de vitesse verticale inexplicable puisque avec la belle inertie déjà emmagasinée, il est impossible que l’avion s’arrête net puis reprenne une cadence du coup incroyable à partir de 02 :10 :13 pour atteindre 3000 ft minute à 02 :10 :15 c'est-à -dire 2 seconde après être quasiment en palier.
Du coup les 205 t passent en 2 secondes de 0 ft minute, à 3000 ft minute, alors que l’action a cabré diminue jusqu'à 2°, c'est-à -dire, si je comprends bien, sensiblement égale voir inférieur à la tenue du palier à cette altitude ?
A 02 :10 :15 nous sommes revenus à 35 000 ft, le plus bas étant à 34 850, c’est-à -dire moins de
200 ft plus bas alors que le taux de montée est à ce moment de 3000 ft par minute.
Je ne vois pas non plus la corrélation sur le taux de roulis avec la butée à gauche et à droite, car cela ne semble pas avoir d'incidence significative sur l’assiette de l'appareil, on comprends donc, que les variations successives importantes en roulis, n'affectent pas l’efficacité générale de la montée ? ( ce coups-ci pas de stagnation).
Bref, fonction de l’exactitude du graphique, ceci m’apparaît comme assez flou, il se peut d’ailleurs, que tout ceci soit en partie faux, car ce sont les productions des données des calculateurs, donc celles, a priori, présentées à l’équipage ! Les fameuses, que l’on ne voit pas à droite si je comprends toujours !
Quand on voit certaines valeurs en rapport à d’autres qui par nature sont intimement liées, c’est plus que surprenant !