jplandez a écrit:
Pour ma part, je n'en sais évidement rien, mais le trim auto n'est pas leul problème, si tant est que ca en soit un.
Comme le dit Captain, c'est lié à loi en "g". quand la gouverne arrive vers la butée, le PHR doit suivre pour compenser.
Alors quoi faire : supprimer les lois alternate et passer directement de "normale" Ã "directe".
Les Airbus ont la réputation d'être plutot faciles à piloter et sécurisants en loin "normale", c'est à dire quand tout va bien (j'entends encore un pilote d'Airbus, que je baladais en planeur du côté de Mulhouse, me dire "même toi tu y arriverais"

)....
Ce qui me semble clair, pour rejoindre Captain, c'est que la "sortie" du mode ou tout va bien doit être plus perturbante que sur un avion classique. Mais y'a t'il une solution miracle. Oui.. Il y'en a une .. c'est que ca aille toujours bien..mais.. ?
Le passage en loi directe serait peut-être salutaire, dans la mesure où, comme je l’ai déjà indiqué, les lois alternatives ont également besoin de cette référence d’IAS. Il est tout de même assez rédhibitoire de passer dans une loi dite dégradée tout en sachant que dans ce cas précis de perte de l’IAS, les automatismes restants ne pourront plus, en quelque sorte, pour employer un terme imagé, raisonner logiquement !
Donc, de mon point de vue, si le système ne peut plus corréler le paramètre indispensable au fonctionnement des lois de substitution supposées permettre la continuité acceptable du vol en TP, autant basculer directement dans un mode clairement identifié et nettement plus simple, c'est-à -dire le pilotage direct.
Ou alors, il faut assurer une autre redondance de la vitesse air !
A défaut:
On pourrait alors, légitiment réorienter une forme de pilotage plus manuel par exemple pour la montée jusqu’à un niveau, également, déterminé comme acceptable, ainsi que pour la descente, afin de faire piloter plus et donc sentir plus.
Bref, tripoter un peu plus la molécule, n’est pas non plus interdit et n’augmentera pas la fatigue voir même pourrait remettre une certaine forme de ré intéressement à la chose par son côté démonstratif.
Je ne sais pas si cela est commercialement envisageable, si cela ne l’est pas, il faudra immanquablement trouver une solution pour que pendant une à deux minutes de perte d’IAS, on puisse continuer à faire voler ces bécanes avec un paramétrage basique d’assiette et de puissance ! Pourquoi pas !
Hypothèse : Les trois ADIRU ne peuvent plus élaborer la vitesse air, c’est clair, aucune des trois sondes Pitot ne le permet plus. Le Système, privé de ce paramètre décisif, décide de passer sur un mode « X » en affichant une valeur d’assiette et de poussée basique élaborée sur les dernières valeurs jugées cohérentes (IAS, Mach, température, pression) c'est-à -dire en fait des pré affichages, comme on sait tous le faire et comme on a tous appris à le faire, indiquant clairement et distinctement à l’équipage qu’ils sont sur un mode mémoire temporaire et que cela ne durera pas plus d’une ou deux minutes.
On ne m’enlèvera pas de l’idée que la Barnum-Circus, sonore, vocal et surtout d’affichage, a augmenté artificiellement la réalité de l’avarie.
Et ça, c’est à mon sens le cœur du problème, les automatismes restant dans les lois dégradées, devraient être encore plus cohérents et encore plus ergonomiques pour ne pas ajouter à la difficulté.
Or là , l’impression générale, n’en donne pas le sentiment !