pierre320 a écrit:
Exactement, et le but de l'ergonomie est d'adapter la machine à l'homme, et pas le contraire.
C'est une lapalissade!!

Adapter l'homme à la machine c'est "la formation et l'entrainement". L'un et l'autre sont nécessaires et indispensables.
Le but de l'ergonomie est plus complexe et comprends également la conception d'interfaces auxquelles l'homme est susceptible de s'adapter facilement et d'utiliser confortablement à l'issu de cette adaptation.
Et la QT c'est ....? Adapter l'homme à la machine pas l'inverse. Ben oui.
L'homme à une grosse capacité d'adaptation et heureusement, sinon comment un pilote pourrait-il passer d'un avion à un hélico dans la même journée? D'un Mirage III à un KC135 ou d'un skyraider à un A320? D'un pendulaire à un B52? D'un Autogire à un dirigeable?
Adapter la machine à l'homme, oui pour ce qui est des domaines où l'homme ne peut pas être adapté et il y en a. Mais juste cela. L'adaptation ne peut être uniquement unilatérale.
Si on voulait adapter totalement la machine au pilote, il y aurait autant d'avions différents que de pilotes. Si on pilote tous les même avions c'est, une fois de plus que
nous avons dû nous adapter à un concept commun. Je pense que l'inadéquation pilote-machine que voient certains est due à ce que les pilotes se sont adaptés surtout à une façon de voler unique: celle des avions à commande de vol conventionnelles d'une façon générale et que la formation en est restée là . Ce n'est pas gravé dans le marbre ni dans nos gènes c'est juste une convention
de fait. Au prix d'une formation spécifique on peut modifier cela comme on forme un pilote avion au pilotage d'un hélico pour lequel tout ou presque est assez radicalement différent! Pour chaque machine il faut isoler les particularités et adapter la formation à ce constat.
Choisir comme référentiel un avion "basique" n'est qu'un choix, une convention. C'est comme si on adaptait la dernière Mercedes en lui donnant le comportement routier d'un carrosse ou d'une diligence. Si on trouve de meilleurs moyens de conduire/piloter une machine, autant en faire le nouveau référentiel. Encore faut-il que cela ait un intérêt. Et bien il semble malgré tout que même les plus fervents détracteurs d'Airbus s'entendent pour dire que cet avion est une parfaite réussite quand il n'est pas en panne et qu'il est très facile à faire voler. Ça peut être un intérêt objectif. Et je confirme, même si je préfère voler sur un 737 ou et 747 qu'il bien plus facile de maitriser une panne moteur à V1 sur un 340 que sur un 737. Y'a pas photo. Ça peut être un intérêt objectif. Et toutes les prothèses de pilotage qu'on trouve sur le Airbus ou le 777 et vraisemblablement le 787, font que ces machines sont beaucoup plus facile à piloter quoi qu'on en dise même si leur comportement n'est plus totalement celui d'un avion "brut de pomme".
Tant qu'on ne propose pas des système qui vont à l'encontre de nos capacité psycho-biologiques innées (obtenues à la naissance et non-modifiables ou trop difficilement modifiables), on a toute liberté de choisir un concept plutôt qu'un autre à partir du moment où la formation est en adéquation avec la machine, formation qui doit aussi tenir compte des habitudes acquises qui doivent être elles aussi adaptées.
Il ne faut pas confondre "adapter la machine à l'homme" (au sens morpho-cognitif) et "adapter la machine à une catégorie d'homme qui ont pris des habitudes dont ils refusent de se séparer quitte à pérenniser tout les inconvénients de la méthode précédente et à refuser tout les avantages d'une autre approche"
