Camille a écrit:
Il fallait donc en déduire que les anciennes procédures de récupération du décrochage ne pouvaient pas être effectuées avec les simulateurs actuels (ou anciens). Ou faut-il comprendre que les simulateurs, actuels ou anciens, validaient une procédure erronée ?
Il faut lire tous les mots, mais il ne faut pas leur faire dire ce qu'ils ne disent pas.
Il n'y a rien à conclure ni à déduire sur ce qui se passait avant. Par cette phrase, il est dit que l'entraînement aux nouvelles procédures peut se faire au simulateur. Cette phrase ne dit rien d'autre.
Depuis 2008 Airbus dit que la détection et la récupération du décrochage sont difficiles, qu'il est difficile de savoir si l'avion approche du décrochage ou est en train de décrocher, et que les réactions à ces différentes situations sont très différentes. Je vous renvoie au magazine First numéro 8, magazine Airbus.
Auparavant, les constructeurs publiaient des procédures de sortie de situation d'approche du décrochage, assiette réduite, ailes horizontales, pleine poussée, pour reprendre de la vitesse avec un avion qui n'en a plus beaucoup et dont l'incidence augmente.
Les nouvelles procédures, qui s'ajoutent aux anciennes, consistent à sortir du décrochage un avion effectivement décroché, et là la réaction est différente, assiette franchement en diminution pour immédiatement réduire l'incidence, et poussée en réduction si on a du mal à réduire l'incidence.
C'est la prise en compte, par tous les constructeurs, des moments très cabreurs de la motorisation sur les avions modernes.
Et Airbus, qui donne ainsi une panoplie d'outils pour gérer ces situations, affirme qu'il est difficile de savoir exactement dans quelle situation précise on est, ce qui demande donc formation et entraînement, choses qui peuvent être faites avec les simulateurs actuels.
La qualification de type sur Airbus pratiquée dans les TRTO (je prends pour exemple le TRTO Air France, mais c'est pareil dans les autres), comprend une séance spécifique durant laquelle différentes situations de pertes d'indications anémométriques, de décrochages effectifs, d'alarmes décrochage intempestives, sont étudiées.
Il me semble qu'il faut peut-être arréter de couper les cheveux en quatre, je sais que tout le monde attend le rapport définitif du BEA et qu'il y a peu à se mettre sous la dent en attendant, mais là on atteint le délire paranoïaque en lisant certains écrits.