Avec une journée de retard. C’est à cause des travaux dans ma rue, ils ont effacé le méridien et l’ont mal replacé, on ne s’y retrouve plus.
3 avril 1933 Survol de l’EverestLes Britanniques Clydescale, Mac Intyre et Blacker survolent le mont Everest pour la première fois, à bord d'un Westland Wapiti V modifié ("Wallace") immatriculé G-ACBR et un Westland PV-3 tirés par un moteur Bristol Pegasus de 525 cv, photographient le sommet du "Toit du Monde".

Après quatorze mois de préparatifs, les deux avions sont prêts et attendent que la météo leur soit favorable. Un équipement de chauffage électrique a spécialement été installé sur les deux appareils. Un générateur devra réchauffer les réservoirs d’oxygène et les combinaisons des pilotes et de leurs passagers photographes.
Partis de Purnea, ils ne survoleront l’Everest que quelques minutes car des vents de 190 km/h risquent de les déséquilibrer et les entraîner sur l’autre face de la montagne, couverte de nuages.
Voici le G-ACBR
3 avril 1934 : Maryse Hilsz réussit Paris-TokyoAviatrice française et parachutiste, elle effectua de nombreux raids, notamment Paris-Tananarive-Paris en 1932 puis Paris-Tokyo-Paris en 1934. Elle battit, à plusieurs reprises, des records d'altitude
Des risques insensés, des blessures, des atterrissages forcés, une mort cent fois narguée jusqu'à l'accident final de 1946 en service commandé : de raids intercontinentaux en records mondiaux d'altitude, Maryse Hilsz, résistante au sein du réseau Buckmaster, première femme à porter l'uniforme de l'armée de l'air, demeure la plus célèbre aviatrice d'avant-guerre.
Née avec le siècle, en 1901, issue d'une famille modeste qui avait quitté l'Alsace pour rester française, apprentie modiste en banlieue parisienne, elle découvre l'aviation de son balcon de Levallois-Perret en suivant du regard, le soir, les appareils militaires de Villacoublay qui regagnent leur base du Bourget. Sans diplôme, sans relations et naturellement sans argent, elle se lance dans l'acrobatie parachutiste, pour financer son brevet de pilote. Dès qu'elle s'envole, les exploits s'accumulent. Impétueuse, franche et forte en gueule, ne respectant que le talent et le courage, Maryse s'impose comme héroïne dans un univers d'hommes.

Maryse Hilsz entre dans la Résistance en 1941. Lors d'une de ses missions, elle fait un amerrissage forcé du côté d'Arsuz (Turquie).
En 1945, Charles Tillon, ministre de l’Air, décide de créer un corps de pilotes militaires féminins, à l’instar de l’URSS pendant la Seconde Guerre mondiale. De prestigieuses aviatrices sont alors recrutées : Maryse Bastié, Élisabeth Boselli, Élisabeth Lion ou encore Anne-Marie Imbrecq. Après un entraînement à Châteauroux, suivi d'un cycle d'études à Tours, elles sont toutes reçues. L'expérience du recrutement de femmes dans l'Armée de l'Air s'arrête toutefois en juillet 1946, avec le départ de Charles Tillon du gouvernement Félix Gouin.
En tête de liste des femmes pilotes admises dans l’armée de l’air, Maryse Hilsz est nommée sous-lieutenant et affectée au Groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM).
Le 30 janvier 1946, victime du mauvais temps, elle s'écrase dans la région de Bourg-en-Bresse à bord de son Siebel 204 du GLAM. Maryse Hilsz périt dans l'accident.