12 avril 1975 : inauguration de Lyon-SatolasLa décision de construire un nouvel aéroport est prise à la fin des années 1960, afin de pallier la saturation progressive de Lyon-Bron. En effet, celui-ci, situé en milieu urbain, ne possédait pas de possibilité d'extension et ses pistes trop courtes étaient inadaptées à l'accueil des vols long-courrier. Par ailleurs, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon souhaitait doter la région Rhône-Alpes d'un aéroport à la mesure de son développement et de ses ambitions internationales.

À cet effet, des études préliminaires sont entreprises dès 1965 pour rechercher un site capable d'accueillir ce futur aéroport, alors même que sa réalisation n'est pas encore décidée. L'emplacement doit répondre à plusieurs critères : une proximité des grandes villes régionales, une faible urbanisation de la zone et de bonnes caractéristiques aéronautiques. La plaine de l'est lyonnais est rapidement retenue pour répondre à tous ces critères.
Satolas est inauguré le 12 avril 1975 par le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Les activités de l’aéroport de Lyon-Bron y sont transférées dans la nuit du 19 au 20 avril et l’aéroport accueille ce même jour son premier vol commercial, un Mercure de la compagnie Air Inter en provenance de Paris.
À l'origine, l'aéroport ne comporte qu'une seule piste longue de 4.000 m et deux terminaux. La capacité de traitement est alors de 3 millions de passagers par an. Face à la croissance régulière de la fréquentation, un programme d'investissement est lancé en 1989 visant à doubler les capacités de l'aéroport. À cet effet, une nouvelle piste, longue de 2.670 m, entre en service en mai 1992 afin d'écouler les pointes de trafic.
En 1994 est inaugurée la gare TGV. Dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava, son architecture audacieuse et visible plusieurs kilomètres à la ronde évoque un oiseau prenant son envol.

Le 29 juin 2000, l’aéroport est renommé Lyon-Saint-Exupéry, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry, né à Lyon.
En 2009, Aéroports de Lyon a investi 13,5 millions d'euros pour la rénovation et l'agrandissement du terminal 1.
Le 8 décembre 2011, l'aéroport a pour la première fois de son histoire franchi le cap des 8 millions de passagers.
Anecdote :
Un jour de mai 1982, alors que le TGV circule avec régularité entre Paris et Lyon depuis septembre 1981, quelques cadres de la SNCF ont reçu pour mission de se rendre de Paris à Lyon et Marseille par le train et l’avion. Pareillement, des Lyonnais et des Marseillais vont venir à Paris, consacrer environ deux heures à la capitale et regagner leur point de départ. Les départs et les lieux de rendez-vous se feront en des points aléatoires. Cela se fera à différentes heures de la journée. Chacun est tenu de noter rigoureusement heures de départ et d’arrivée, points de passage, correspondances, etc. Par exemple, M. Untel et M. Telautre partiront tous deux à 7 h de la même station de métro parisienne. M. Untel prendra le TGV en gare de Lyon, M. Telautre empruntera le vol Air-Inter pour Satolas. D’autres feront de même à différentes heures de la journée. Ils croiseront en chemin Lyonnais et Marseillais qui participent à l’opération dans l’autre sens. L’équation est : quarante minutes de vol contre deux heures de rail.
Le résultat ne se fait pas attendre, sur le parcours Paris-Lyon et Lyon-Paris, le TGV a battu l’avion. Sur Paris-Marseille, l’avion reste le plus rapide. Mais on parle de prolonger la liaison TGV jusqu’à la Méditerranée.
Il faut trente minutes depuis l’Opéra pour joindre la gare de Lyon, une heure pour atteindre Roissy ou Orly. La gare de Lyon-La Part-Dieu est au centre des affaires, Satolas se trouve à 25 km du centre de Lyon. Le problème se répète à Marseille avec la gare Saint-Charles et Marignane. On doit se présenter une heure avant le départ d’un vol Air-inter, dix minutes suffisent pour le TGV. On est en ville dix minutes après l’ultime freinage du TGV, on sort de l’aérogare vingt minutes après l’atterrissage de l’avion.
Moralité : la SNCF a lancé une opération publicitaire en faveur du TGV et Air-Inter a réagi en ramenant à vingt minutes le délai d’attente avant le vol.
Je l’ai appelé Monsieur Untel, il s’agit de mon voisin immédiat qui, à l’époque, était cadre à la SNCF et fut l’un des cobayes de cette opération. Empruntant le TGV Paris-Lyon, il a gagné près d’une heure sur son collègue qui avait emprunté le vol Air-Inter au départ d’Orly.