Il y a 1 fonction de sélection et maintien d’altitude :

Mais sachant la particularité mentionnée plus haut, elle se désactive si on exerce un effort sur le manche, et surtout elle se désactive sans aucune alarme puisque le sélecteur du PA reste en position CMD. C’est seulement visible si on remarque la disparition du voyant ALT (colonne de droite du panneau annonciateur de mode)

L’enquête pense qu’un effort sur le manche a été fait par le CDB lors de ses divers mouvements vers l’arrière pour discuter avec le mécanicien navigant.
Cette même enquête pense aussi que des variations de poussée des moteurs gérées par le système d’auto manette a généré aussi des couples qui ont mis l’avion en descente légère
Il y bien une alerte d’écart d’altitude dès qu’un écart de 250 ft est mesurée. Le problème était que sur la version de base de ce Tristar livré 4 mois avant , l’ alarme visuelle ( voyant lumineux sous les yeux des pilotes ) n’
était active qu’au dessus de 2500ft RA ; et l’ avion était à 2000 ft. Il ne restait donc que l’alarme sonore (C chord décrite sur la 1 ère vue) située sous la tablette du mécanicien navigant. Le NTSB a recommendé la modif.
Or le mécanicien était descendu dans la soute avant pour vérifier le verrouillage effectif ou pas du train. Et l’alarme sonore est passée inaperçue.
Au final, personne ne pilotait l’avion et tout le monde s’occupait du train avant.
Avion piloté, en fait sans conscience du mode de pilotage réel. Un triste CFIT .
Il faut que le CDB répartisse les rôles : qui pilote et navigue ? , qui fait la radio ? Et que chacun au gré du traitement de la panne et de son rythme, colle à cette répartition des tâches.
On retrouve les mêmes ingrédients dans l’accident d’un DC8 à Portland, Oregon avec à la base un pb de train similaire et l’extinction des 4 moteurs par assèchement de carburant, sans que personne ne s’inquiète vraiment du problème d’autonomie carburant.
Certes , c’était le début des avions de technologie assez nouvelle et les balbutiements de la gestion des facteurs humains dans un cockpit, mais on peut retenir de cet accident que :
- un bon enseignement et une bonne connaissance des automatismes sont nécessaires
- leur maîtrise est vitale.
- un haut niveau d’automatisme entraîne une sur confiance dans ces automatismes et un risque de baisse certaine de la vigilance du pilote.
- une répartition des tâches doit être décidée et respectée.