automanet a écrit:
toujours est il que l'argument principal de la défense est "la marche " sur la piste....
Qu'en est il de cet "escalier" susceptible d'avoir fait éclater le pneu..???
Tu a l'air bien renseigné...Coolhand..
Bonjour,
A 600 mètres du seuil de piste se trouvait une dénivélation (sorte de petite marche) à l'intersection du revêtement en agglomérat et des dalles de ciment (on parle de quelques centimètres).
Ceci dit, je ne crois pas que cette petite marche soit à l'origine d'un éclatement du pneu.
Il faut rappeler que Concorde était doté d'une alarme visuelle appelée « Flash Tyre » active jusqu'à 135kt.
Extrait du CVR (brefing décollage):
« entre zéro et cent noeuds je stoppe pour toute alarme sonore le flash tyre », « le flash tyre et l'annonce panne de ta part hein », « entre cent noeuds et V1 j'ignore le gong je stoppe pour le feu réacteur le flash tyre et l'annonce panne », « après V1 on continue la trajectoire sortie officielle on vient d'en parler on se repose en vingt-six droite ».Le BEA a réalisé des simulations pour connaître, à pleine charge et par vent calme, au bout de combien de temps et après quelle distance parcouru, Concorde atteint les vitesses V1, VR, V2.
D'après ces simulations, V1 (150 kts) est atteinte 1150 mètres, ou 33 secondes, après le lacher des freins.
Lors du vol de l'accident, le copi annonce V1 32,7 secondes après le top décollage, c'est à dire conformément aux simulations réalisées.
S'il y avait eu un problème de pneumatique avant que Concorde atteigne 135kt (à 15kt de V1), on peut penser que le « Flash Tyre » se serait allumé, amenant l'équipage a effectué un RTO.
CH.