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La frayeur sur le vol MK 943 racontée
Les passagers du vol sont rentrés à Maurice, jeudi dernier, après avoir vécu une expérience assez traumatisante.
«Dans ces moments-là , on pense à beaucoup de choses», lâche Jocelyne Moktar. La Mauricienne n’arrête pas de raconter encore et encore la terrible expérience qu’elle a vécue, mercredi dernier, sur le vol MK 943 qui se dirigeait vers Maurice et qui a dû faire demi-tour après qu’un «objet suspect» ait été découvert dans l’avion.
«J’ai commencé à ressentir les premières frayeurs après un peu plus d’une heure de vol. Avant cela, tout s’était très bien passé car l’embarquement et le décollage s’étaient très bien déroulés», poursuit Jocelyne qui s’est rendu compte très vite que quelque chose ne tournait pas rond : «Je voyage souvent et je viens d’ailleurs régulièrement à Maurice. Donc, je connais très bien ce trajet. Ce jour-là , pourtant, j’ai très vite remarqué que l’avion volait relativement à basse altitude.»
Dans l’appareil, beaucoup d’autres passagers ont alors commencé à se poser des questions. «Tous constataient que l’atmosphère était bizarre. Le premier plateau que l’on nous sert normalement après le décollage tardait à venir et on voyait aussi que le personnel navigant était crispé», se rappelle Jocelyne. À cet instant, se souvient notre compatriote, elle ne pouvait pas ne pas penser à sa famille : son époux et ses deux filles. «Je me suis tout de suite fait des films et je me suis dit qu’il y avait peut-être un problème technique avec l’avion. J’ai donc pensé à ceux que j’aime. Je me suis dit que je n’allais peut-être plus les revoir mais je ne voulais pas céder à la panique.»
Prenant son courage à deux mains, Jocelyne décide d’avoir le cœur net et essaie de demander à une hôtesse ce qui se passe. «C’est à ce moment-là qu’elle m’a dit qu’on avait découvert un objet suspect à bord mais ma seule hantise était de savoir si on allait pouvoir atterrir», poursuit la Mauricienne qui, comme tous les autres passagers, a eu d’énormes doutes lorsque le commandant a demandé à tous les passagers de se regrouper à l’avant de l’appareil : «On sentait que tout le monde était inquiet.»
Mais cette habitante de Melbourne depuis 35 ans dit, toutefois, s’être sentie rassurée de par la façon dont le personnel navigant a géré la situation : «Les membres de l’équipage ont été très professionnels et ont pu ramener l’avion à Melbourne dans le calme.» Selon Jocelyne, les autorités australiennes ont également très bien géré la situation : «On a tous quitté l’avion et très vite on a appris que l’on avait découvert une cannette sur laquelle était inscrite le mot BOMB mais après enquête, on nous a informés qu’il n’y avait rien à craindre.» Si plusieurs passagers avaient été hébergés dans un hôtel, Jocelyne, de son côté, avait choisi de regagner son domicile avant de reprendre l’avion le lendemain pour rentrer saine et sauve à Maurice. Elle n’est pas près d’oublier de sitôt ce vol mouvementé…
http://www.5plusltd.com/index.php?pn=default_news&news_id=10219Il est à noter que la 'bombe' aurait été une cannette de soda dont la marque, d'une calligraphie bizarre, aurait vaguement ressemblé au mot 'bomb'.