Sword a écrit:
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, c'est à dire, le faible, voir ultra faible, pour les pilotes de croisière qui ne se posent pas pendant 2 ou 3 ans (ce que je trouve assez ahurissant d'ailleurs) entrainement au pilotage basique.!
Est-il envisageable, possible techniquement, souhaitable, de faire la montée vers le niveau de croisière et la descente ou tout du moins une partie en manuel en considérant que cela pourrait apporter une plus value significative en matière d’assiduité à la maniabilité, bref une sorte de main courante entretenue quant au ressenti aérodynamique de l’appareil dans ses différentes configurations de vol ?
Lorsque cela serait possible, ce serait donc un pilotage manuel dans une loi de commande de vol assez directe, peut être en loi directe. Ceci augmenterait de fait l’attention des deux membres d’équipage sur le pilotage basique de la machine !
Certains font une partie de la montée en manuel, avec le DV. Quand tu pilotes à travers le DV, tu n'es qu'un PA humain, tu pilotes selon les memes lois et tu suis les mêmes directives et une fois que ton avion est bien trimé, c'est facile. Et si tu n'est pas très bon, le seul risque c'est de faire vomir les passagers. Donc faire quelques minutes de plus ou de moins dans ces configurations, je ne sais pas si ça apporterait grand chose.
Pour moi ce qui apporte le plus en terme de pilotage, c'est de faire du court, voire du très court courrier, style Air Inter, sur des aéroports ou tu peux encore faire des approche à vues, ou des approches IFR sans être guidé sur l'axe par un contrôleur. Et le faire suffisamment longtemps pour avoir un acquis qui reste, et vivre le plus grand nombre de situations aéronautiques. On ne le dira jamais assez, rien dans ce métier ne remplace l'expérience et le vécu.
Sinon, on peut aussi s'entrainer au simu à faire des manœuvres en niveau de croisière, le fameux patron Mercedes au niveau optimal, ça demande beaucoup plus de finesse ce pilotage que dans les basses couches. Ca consiste simplement a faire un virage de 360° divisé en 3 secteurs de 120°, un secteur pendant lequel tu montes de 1000ft, un secteur pendant lequel tu restes en palier, un secteur pendant lequel tu redescends de 1000ft, tout cela à la meme inclinaison. Très bon pour la coordination sur les 3 axes.
Sword a écrit:
Lorsque la turbulence est assez forte, le PA a-t-il une limite d’utilisation, est-il nécessaire de la débrayer ou de l’accompagner à la main ?
Il est recommander le debrayer si vraiment c'est intenable, en cas de turbulence sévère par exemple, et ensuite d'accompagner l'avion sans chercher à tenir à tout prix l'altitude. Personnellement, je n'ai jamais vécu ça.